Black hat SEO et Contrefaçon

Des boutiques de contrefaçon en première page de Google

Lorsque l’on recherche le nom d’une marque de luxe sur internet, il n’est plus rare de découvrir dès la première page de résultat des boutiques présentant des prix imbattables. Leur design est proche du site officiel, les photos et les fiches produit sont originales mais les produits ne le sont pas. Il s’agit de boutique de contrefaçons en ligne.

Bien qu’elles aient un nom de domaine intégrant la marque, qu’elles présentent les logos des autorités de certification telles que Verisign ou de la FEVAD (Fédération E-commerce et Vente à Distance), on peut les identifier par une orthographe approximative, l’absence de contact postal ou de nom de société, et un nom de domaine détenu par un titulaire asiatique.

Le nombre de ces boutiques croit chaque mois, ce sont souvent des sites dont le contenu est cloné, mais dont le design change, et qui sont accessibles par de multiples noms de domaine.

Black hat SEO made in China

Leur arrivée récente en première page de Google leur garantit du trafic et donc des ventes : le préjudice financier est réel. En février 2014, ce sont cinq boutiques de contrefaçons chinoises qui apparaissaient en première page de Google sur la requête « Louboutin ». On en découvre trois pour la requête Abercrombie. On ne peut que constater l’efficacité de leurs référenceurs lorsque l’ont connait la difficulté de placer un site en tête de liste sur 75 millions de résultats sur la requête « Chanel ».

Ces performances ont été analysées par François Goube, un expert du référencement.